A VR journey through a star-filled canyon to a swimming hole. The experience begins on a float drifting under fireworks, surrounded by scattered artifacts and phenomena: a portal, a pineapple, shifting sounds, something running, spatial energies.
Un voyage en réalité virtuelle à travers un canyon étoilé jusqu’à un trou d’eau. L’expérience commence sur une bouée qui dérive sous les feux d’artifice, entourée d’objets et de phénomènes épars : un portail, un ananas, des sons changeants, quelque chose qui court, des énergies spatiales.
Throughout the thirty-minute trip, visitors are paraded through a hazy world of symbols and strange phenomena. Anomalies appear tied to an evolving soundscape that implies a story, a series of secrets, a transformation. There is an implication that an entity beyond our understanding created these worlds for us to explore. Another civilization that found human relics, who now stand as uncanny objects in a new reality.
Tout au long de ce trajet d’une trentaine de minutes, les visiteurs traversent un monde brumeux de symboles et de phénomènes étranges. Les anomalies semblent liées à une trame sonore évolutive qui laisse deviner une histoire, une série de secrets, une transformation. On devine qu’une entité qui dépasse notre entendement a créé ces mondes pour que nous les explorions. Une autre civilisation qui aurait trouvé des reliques humaines, devenues aujourd’hui des objets troublants dans une nouvelle réalité.
Ludy’s work loosens up reality and asks us to consider the world of the invisible. The canyon environment embraces solid forms but veers toward the immaterial and the spiritual: mists, bursts of light, glass refractions, breaks within reality. It is an architecture of feelings, of things we cannot articulate. The balance between real-feeling and artificial is deliberate and shifting—some surfaces break, decay, are purposely fake, exposing the materiality of the digital world itself: its cheap mirages, its unique quirks. The result is a triangulation between reality, digital space, and a dreamy surreality—a hybrid territory that feels like entering a painting for half an hour.
Le travail de Ludy assouplit le réel et nous invite à considérer le monde de l’invisible. L’environnement du canyon accueille des formes solides, mais tend vers l’immatériel et le spirituel : brumes, éclats de lumière, réfractions du verre, brèches dans le réel. C’est une architecture des sentiments, des choses que nous ne savons pas formuler. L’équilibre entre le réel ressenti et l’artificiel est délibéré et mouvant : certaines surfaces se brisent, se dégradent, sont volontairement factices, exposant la matérialité même du monde numérique, ses mirages bon marché, ses singularités uniques. Il en résulte une triangulation entre la réalité, l’espace numérique et une surréalité onirique, un territoire hybride où l’on a l’impression d’entrer dans une peinture pendant une demi-heure.
Visitors at Galerie Art Mûr experiencing Swimmer’s Canyon on the round blue carpet that defined the installation’s physical space—a soft island in the white gallery, inviting visitors to sit, recline, and drift into Ludy’s world. Photos by Mike Patten.
Des visiteurs découvrent Swimmer’s Canyon à la Galerie Art Mûr, sur le tapis rond bleu qui définissait l’espace physique de l’installation, une île douce au cœur de la galerie blanche, invitant les visiteurs à s’asseoir, à s’étendre et à se laisser dériver dans le monde de Ludy. Photos de Mike Patten.